Dan Rawlings
met en évidence l'essentiel et nous montre symboliquement la nature reprenant ses droits sur les objets. À l’instar d’un Vhils, Dan Rawlings fait partie de cette génération d’artistes virtuoses, capables de générer des œuvres hautement poétiques en creusant la matière. Dan Rawlings choisit ses supports avec soin : une plaque publicitaire (marques d’essence, de voiture, de gaz, etc.), un extincteur, un bidon d’essence ou encore à plus grande échelle, une camionnette ou un silo à grain... Il réalise ensuite à la main une découpe d’une très grande nesse à l’aide d’un découpeur plasma, dessinant des motifs floraux et végétaux dans la matière. Il va même parfois encore plus loin cherchant à provoquer une nouvelle perception chez le visiteur, en projetant des lumières à travers l’objet et ses zones évidées, générant ainsi un véritable théâtre d’ombres sur les murs et le sol qui environnent l’œuvre. Cela permet de donner vie et corps à cette nature ainsi régénérée de façon poétique et à interroger le spectateur dans sa relation à l’œuvre et au sens qu’elle véhicule. Sentiment encore plus prégnant dans ses installations monumentales, on ressent la marque du temps qui passe, et l’on est perdu entre passé, présent et futur. À la manière d’un Daniel Arsham qui projette le spectateur dans un monde déserté dont ne subsistent que les vestiges de notre industrie et de notre technologie, Dan Rawlings met en lumière ce qui est essentiel et nous montre de manière symbolique la nature reprendre ses droits sur les objets. Une de ses œuvres, un camion sculpté, est exposé à Lozzi.
camion sculpté (Lozzi)

