La Rouille

est un artiste originaire de Chambéry. Autodidacte, il découvre la peinture tardivement lors d'explorations urbaines. Attiré par les atmosphères particulières se dégageant de ces espaces urbains abandonnés par l'homme, sa démarche est axée sur les détériorations liées à l'histoire et au temps, aussi bien matérielles que mémorielles.
Ses silhouettes redonnent vie, pour un bref instant, à ces lieux oubliés. Souvent en résonance avec ses propres fantômes et ceux qui hantent ces divers endroits. En Corse, il a travaillé à Volpajola sur le sacrifice des châtaigniers pour la production de tanin. Sur un hangar désaffecté de l’ancienne gare de l’usine de tanin de Barchetta, il a exprimé ce que lui inspirait cette histoire. Sur un mur, une forêt en perspective, telle une entrée de gare occupée par des fantômes. Sur l’autre, le visage doux d’une femme, l’âme de cette forêt sacrifiée. Suite à des travaux de la commune, seule une partie de l’œuvre est encore visible. Elle avait été publiée sur une double page du livre de Cyrille Gouyette (Louvre) dédié au portrait dans l’art urbain.